Une amoureuse du droit administratif



ENTREVUE AVEC 
MARINE FAMELART 
Une amoureuse du droit administratif 
__________________________________________

Marine FAMELART est juriste et titulaire d'un master 2 Métiers du politique et de l'administration. Elle occupe actuellement un poste au sein de l'UNPI Lorraine, une association loi 1901 qui conseille   et accompagne juridiquement les propriétaires et copropriétaires d'immeubles dans leurs démarches. 

Très engagée dans le milieu associatif, Marine s'est prêtée au jeu de l'entrevue du berceau au barreau pour nous faire part de son goût  pour le droit administratif et de ses expériences en tant que juriste bénévole. 

1) Plus jeune tu as hésité entre intégrer Sciences Po ou la faculté de Droit. Pourquoi ton choix s'est porté vers cette deuxième option ? 

Oui c'est vrai, mes parents souhaitaient, à l'époque, que j’intègre
un Institut d'études politiques. Avant de faire mes choix d'orientation j'ai visité beaucoup de campus mais l'ambiance générale et le cadre rigide n'étaient pas faits pour moi. J'ai préféré intégrer une fac de droit pour le contenu de la Licence et la liberté qu'offre des études en fac. 

2) Pourquoi le droit administratif ? 

Au début c'était plutôt mal parti ... je n'aimais pas beaucoup l'étude du droit constitutionnel. En revanche, je me suis rapidement passionnée pour le droit administratif notamment quand j'ai abordé des chapitres sur la police administrative ou le service public. J'ai trouvé la matière vivante en ce qu'elle s'immerge dans la vie quotidienne et la vie citoyenne. J'ai découvert à quel point l'État a une influence dans la vie de chacun. 

3) Comment as-tu survécu au Gaja ? 

En réalité c'était très ludique. J'ai toujours eu beaucoup de cas pratique en droit administratif. Il faut simplement bien maîtriser le cours. C'est une manière différente d'appréhender le droit, certes, et les privatistes n'aiment pas trop ça, mais pour ma part j'ai toujours eu l'impression non pas d'étudier de simples arrêts mais de réelles situations auxquelles l'on peut tous être confronté dans la vraie vie. 

4) Pourquoi avoir choisi un master mêlant droit & politique ? 

Le contenu et les débouchés étaient variés. J'aimerais travailler aux côtés d'élus ou devenir élu. Et puis la politique et le droit ont toujours été deux de mes centres d'intérêt et ça été pour moi une façon de les conjuguer. 

5) De l'extérieur parfois l'on peut penser que les politiques étudient le droit pour ensuite mieux contourner les règles. Qu'en penses-tu ?  

Non, je pense surtout que la politique, comme le droit attire des gens qui aiment la fonction de porte parole. Le droit c'est de l'argumentation et une réflexion sur des sujets précis. De la même manière la politique aboutit à rechercher sans cesse des solutions pour répondre à des problèmes de société. Il y a une certaine corrélation entre ces deux matières.  

6) À la fin de tes études tu es devenue juriste bénévole pour une association. Pourquoi avoir fait le choix du bénévolat ?  

Comme je venais d'être diplômée, en attendant de trouver un poste de juriste salariée qui me convienne, j'ai souhaité me rendre utile et vivre une expérience professionnelle en association. Ainsi, j'ai travaillé en tant que juriste bénévole (que je suis encore aujourd'hui) au sein de  l'antenne nancéienne de l'UFC Que Choisir. Mon aide était la bienvenue car les demandes des consommateurs sont nombreuses. Et puis le milieu associatif me plait beaucoup. On se sent utile en association.  

7)  Questions plus personnelles désormais, qu'elle personnalité t'inspire au quotidien ? 

Jacqueline Kennedy.
Elle représente pour moi la femme intelligente, belle et forte. Je déteste ceux qui prétendent qu'elle n'a fait que "décorer la Maison Blanche", au contraire je trouve qu'elle a toujours pris son rôle de Première dame très à cœur. 

8) Un arrêt coup de coeur ou une jurisprudence marquante ? 

Je n'ai pas d'arrêt préféré à proprement dit, mais je me souviens particulièrement de la jurisprudence de droit matériel de l'Union européenne notamment sur la qualité des fromages, des pâtes et de certain alcool. La fameuse guerre des fraises, ça c'était très amusant : les fabricants de fraises françaises contre les fabricants de fraises espagnoles, un arrêt de la CJCE du 9 décembre 1997 Commission c/ France.

NANCY, le 05/12/19.