Cinéma & visa d'exploitation

Article spécial Festival de Cannes. 

L'occasion de parler un peu de cinéma et plus particulièrement des classifications et des visas d'exploitation. 

En France, tout film, de court ou de long métrage, destiné à une projection publique doit être préalablement présenté aux comités et à la commission de classification qui va émettre sur les oeuvres cinématographiques et les bandes-annonces un avis au ministre chargé de la culture. Selon les dispositions de l'article L211-1 du Code du cinéma et de l'image animée c'est à ce dernier de délivrer ou non le visa d'exploitation. Visa qui peut être assorti des mesures suivantes : 
- représentation tous publics, 
- interdiction de représentation aux mineurs de moins de 12 ans, 
interdiction de représentation aux mineurs de moins de 16 ans, 
interdiction de représentation aux mineurs de moins de 18 ans, 
interdiction de représentation aux mineurs de moins de 18 ans avec inscription de l'oeuvre sur la liste prévue à l'article L311-2 du même Code (à savoir des "films pornographiques ou d'incitation à la violence").

La mesure de classification doit être proportionnée aux exigences de protection de l'enfance et de la jeunesse ou du respect de la dignité humaine. 

De plus, sachez que des recours contre la décision du ministre  quant à l'obtention ou non du visa d'exploitation peuvent être portés devant le juge administratif

Ainsi nombreux films sont devenus de véritable saga juridico-cinématographique du fait de cette réglementation, notamment : SAW 3D Chapitre final, Sausage Party, Les Huits Salopards de Quentin Tarantino, Baise-moi de Virginie Despentes, Love de Gaspar Noé, La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche ou encore Antichrist de Lars Von Trier. 

Julie BAURES



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